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BERNARD MINIER - "MARTIN SERVAZ, TOME 1 : GLACÉ"

Dernière mise à jour : 25 nov.


"Je m'appelle Alice, j'ai quinze ans. Je ne sais pas ce que je vais faire de ces pages, ni si quelqu'un les lira un jour. Peut-être que je vais les déchirer ou les brûler sitôt après les avoir écrites. Peut-être que non. Mais si je ne les écris pas maintenant, putain je vais devenir dingue. J'ai été violée. Pas par un seul salopard, non - mais par plusieurs immondes pourritures. Une nuit d'été. Violée..." p.507


Ma découverte de l'auteur


J'ai découvert pour la première fois la plume de Bernard Minier à l'occasion de la sortie de son troisième roman intitulé "N'éteins pas la lumière". Avant cela, cet auteur français a connu un large succès avec "Glacé" et "Le cercle". Ces trois livres, ainsi que quatre autres publiés plus récemment, suivent le commandant Martin Servaz, de la brigade criminelle de Toulouse, sur différentes enquêtes dans les Pyrénées.

Cette série, particulièrement bien pensée et écrite, m'a beaucoup plu.


Mon résumé


Le cheval d'Éric Lombard, riche industriel de la région, est retrouvé pendu, dépecé et décapité en haut du téléphérique. Le commandant Martin Servaz (police) et le capitaine Irène Ziegler (gendarmerie) sont appelés à coopérer sur ce dossier sensible.

Sur les scènes de crime, de plus en plus sordides, un profil ADN est rapidement identifié : celui d'un tueur en série suisse enfermé à l'institut Wargnier pour criminels dangereux. Diane Berg vient justement d'y débuter son stage et enquête secrètement sur d'étranges bruits de pas à la nuit tombée...

En remontant dans le temps, Servaz relie ces crimes à une vague de suicides commis par des adolescents de la région une vingtaine d'années auparavant. Que leur est-il arrivé ? Pourquoi n'avoir jamais expliqué leur geste ?

ATTENTION SPOILER : Maude Lombard, la petite sœur d'Éric, n'a jamais été comptée parmi ces victimes. Et si tout le monde s'était trompé ?


Les points positifs


Le livre démarre avec la présentation du curriculum vitae de Diane, plongeant ainsi le lecteur dans l'ambiance psychiatrique. Après le prologue, le texte se divise en trois parties résumées concisément. Les chapitres portent des numéros continus et se composent d'une vingtaine de pages écrites à la troisième personne.

Selon moi, les descriptions constituent le point fort du roman. Les scènes de crime, paysages et ressentis des personnages sont extrêmement bien détaillés et plongent le lecteur dans une atmosphère sombre et glacée (clin d’œil ? Peut-être).

Pour aérer un récit assez compact, Bernard Minier utilise deux techniques : l'intégration d’éléments divers (mails, pages d'un journal intime, comptes-rendus) et l'alternance entre l'histoire de Diane et celle de Servaz. Ce dernier point permet aussi d'en apprendre davantage sur la vie privée du commandant et de ses adjoints (Vincent et Samira), personnages centraux de cette série.

Enfin, d'autres procédés utilisés à petite dose complètent cet excellent thriller : petites majuscules, retours à la ligne, jeux de mots, italique, références musicales, latin...


Les points négatifs


L'utilisation de cette multitude d'artifices rend le style parfois un peu pompeux.

J'ai également constaté quelques erreurs typographiques.


La durée de ma lecture


Quatre jours.


Ma note


Sans aucun doute une très bonne lecture : 4.5/5.


Informations de publication


2012, Pocket, Thriller, 736 pages, ISBN 978-2-266-21997-6.

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