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LISA GARDNER - "JUSQU'À CE QUE LA MORT NOUS SÉPARE"


"Houlihan mit du temps avant de réagir. Il avait les nerfs à fleur de peau. Ils étaient tous sous pression. Et voilà que l'agent McAllister perdait la tête, aussitôt imitée par son ex-mercenaire de frère. Les radios crépitaient, tout le monde voulait comprendre ce qui se passait, ce qu'il fallait faire. Ce n'était pas le moment de céder à la panique. Beckett avait raison, au fond. Le secret, c'était la discipline." p.352


Ma découverte de l'auteure


Souvent considérée comme une référence par les amateurs du genre, Lisa Gardner a commencé à écrire des romans policiers au début des années nonante. Depuis, elle a publié près de cinquante livres, dont trois séries significatives et vaguement entremêlées. La première, FBI Profiler, démarre justement avec "Jusqu'à ce que la mort nous sépare", ouvrage qui marque également le changement de pseudonyme de l'auteure américaine.


Mon résumé


À Williamstown, Teresa et Jim Beckett forment un couple heureux et envié. Cependant, personne ne sait que ce lieutenant de police bien sous tous rapports cache en réalité un psychopathe, calculateur et manipulateur, doublé d'un tueur en série.

Un soir, à bout de forces, Teresa le dénonce à la police. S'ensuit une traque de six mois à travers tout le pays et une dernière rencontre presque fatale pour l'épouse dont le conjoint termine en prison. Sauf qu'aujourd'hui, le monstre est en cavale et a soif de vengeance. Agacée d'endosser le rôle de victime, Teresa demande à J. T. Dillon, un ancien militaire puis mercenaire, de lui apprendre à se défendre.

ATTENTION SPOILER : mais le mois de formation initialement prévu sera rapidement écourté par un mari bien décidé à mettre ses plans à exécution.


Les points positifs


Un court prologue plante le décor cinq ans avant les événements actuels. Ensuite, le récit se découpe en chapitres numérotés de longueur variable, entre huit et vingt-cinq pages. Le texte, très bien rédigé et écrit à la troisième personne, permet au lecteur de rentrer dans la peau des différents personnages et de découvrir leurs pensées.

Ceux-ci possèdent d'ailleurs un passé très tourmenté, mais leur comportement ne s'inscrit pas dans la surenchère et les rend au contraire réalistes. Même si chacun d'eux présente un gros défaut (nunuche, macho, psychopathe - je vous laisse relier l'adjectif au personnage concerné), j'ai fini par m'attacher à ces personnalités éclectiques et apprécier leur évolution.

Pour terminer, l'auteure utilise parfois l'italique pour décrire les cauchemars et les souvenirs de J. T. et Teresa, héros de ce roman. Un compte-rendu d'interrogatoire se glisse aussi dans un chapitre. Ces deux techniques narratives ajoutent une touche de réalisme et d'originalité au récit.


Les points négatifs


L'histoire d'amour entre J. T. et Teresa prend trop de place à mon goût et le déroulement de l'histoire reste somme toute assez classique.


La durée de ma lecture


Huit jours.


Ma note


Rien de neuf sous le soleil : 3/5.


Informations de publication


1998, L'Archipel, Archipoche, 371 pages, ISBN 978-2-35287-296-2.


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