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MARJORIE EMPAHISO - "LA COMPTINE DE L’AUTO-STOPPEUSE"

Dernière mise à jour : 6 juil.


"Moi mars, je viendrai te chercher sous mes apparats de guerrier. Nous ne nous livrerons pas guerres par ces belles journées printanières. Comme mon cher père Jupiter et Junon ma chère mère, nous cueillerons par ces beaux jours fleurs de nos interdites amours."

"Un doigt glacé descend le long de la colonne vertébrale du lieutenant. La possibilité qu'il y ait une similitude entre les rapports incestueux de Junon et Jupiter [...] avec la tueuse [...] le frappe soudain." p.83


Ma découverte de l'auteure


Marjorie Empahiso est une jeune auteure française originaire de Rouen. Il y a quelques semaines, elle m'a fait le plaisir de me proposer son premier livre en service presse physique. J'ai donc accepté de lire et chroniquer son roman à la couverture très attrayante.


Mon résumé


Depuis le mois de décembre, une auto-stoppeuse sème la zizanie sur les routes de l'Eure et de la Seine-Maritime en laissant derrière elle des cadavres toujours plus mutilés.

Le lieutenant Albert Montrésor et le brigadier Aurélie Lecœur comprennent rapidement sa logique : elle tue des hommes âgés et abandonne près de leur cadavre les vers d'une comptine sordide révélant les abus subis au cours de sa jeunesse. Malgré cela, les deux enquêteurs ne parviennent pas à mettre la main sur la serial killeuse et les morts s'enchaînent à intervalle presque régulier.

ATTENTION SPOILER : après un an de recherches infructueuses, le salut de l'investigation repose sur les épaules d'un jeune homme sourd-muet désireux d'aider la police malgré les moqueries provoquées par son handicap.


Les points positifs


Grâce à la première scène, en apparence sereine, le lecteur entre immédiatement dans les méandres torturés du cerveau de la tueuse et y retourne chaque mois pour obtenir sa dose d'horreur. En parallèle et en dehors de l'enquête policière, il suit également plusieurs histoires secondaires qui donnent de l'épaisseur à des personnages légèrement caricaturaux mais tellement attachants. J'ai en particulier beaucoup apprécié Kenzy, pièce minime mais centrale de la résolution de l'instruction.

Les onze séparations correspondant à onze mois de l'année varient entre sept et trente-huit pages. Elles précèdent un court épilogue de quatre pages où le lecteur retrouve les personnages une fois l'enquête bouclée.

À ce propos, j'ai vraiment trouvé l'idée de base très intéressante et très originale par rapport aux publications plus classiques mettant en scène des tueurs en série. Le tout forme, pour moi, un ensemble cohérent et particulièrement agréable à lire.


Les points négatifs


Le plus gros problème de cette histoire réside dans la piètre qualité de son orthographe. Sans m'étendre particulièrement sur le sujet, j'ai parfois constaté jusqu'à trois erreurs par page, comme une "boîte à gan" ou un "hottage". Sans parler du manque de séparation entre les diverses actions et des phrases quelquefois trop longues.

Je n'ai pas non plus vraiment adhéré au côté moralisateur concernant la crise sanitaire.


La durée de ma lecture


Quatre jours.


Ma note


Une forme peu digne du fond : 3/5.


Informations de publication


2021, Le Lys Bleu, -, 216 pages, ISBN 979-10-377-4791-4.


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