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MICHAEL CONNELLY - "LES ÉGOUTS DE LOS ANGELES"

Dernière mise à jour : 1 juil.


"Bosch chercha en vain des traces dans le tunnel. L'eau effaçait toutes les pistes. Certes, il y avait des repères tracés à la peinture sur les parois, et même des graffitis, mais peut-être dataient-ils de plusieurs années. Bosch les examina l'un après l'autre, sans reconnaître le moindre signal ni la moindre indication de direction. Cette fois, Hansel et Gretel n'avaient pas balisé le chemin." p.491


Ma découverte de l'auteur


"Les égouts de Los Angeles" constitue le premier tome d'une série de trente romans mettant en scène l'inspecteur Harry Bosch du LAPD (Los Angeles Police Department).

Pour être tout à fait honnête avec vous, je n'ai pas vraiment de souvenirs de ma découverte des polars de Michael Connelly. Néanmoins, j'apprécie tout particulièrement son style d'écriture et la personnalité si particulière de son enquêteur principal.


Mon résumé


Un jeune fugueur aperçoit le corps sans vie d'un ancien "rat de tunnel" dans un conduit d'évacuation, une seringue plantée dans le bras, et appelle la police. Overdose : du tout cuit pour les enquêteurs. Sauf que l'officier de garde, Harry Bosch, reconnaît la victime pour avoir combattu avec elle au Vietnam et constate de trop nombreuses incohérences.

Contre l'avis de sa hiérarchie et surveillé de près par les Affaires Internes, il relie rapidement ce meurtre à un surprenant braquage commis quelques mois plus tôt.

ATTENTION SPOILER : assisté par l'agente du FBI responsable de l'investigation, Bosch continue de déterrer des secrets bien enfouis depuis la fin de la guerre, ce qui ne plaît évidemment pas aux personnes concernées. À qui peut-il faire confiance ?


Les points positifs


Ce livre débute par une courte préface retraçant la naissance du personnage fétiche de Michael Connelly. Par la suite, le texte se segmente en chapitres dont le nombre de pages diminue au fil de la lecture. Cette technique permet inversement d’augmenter la tension chez le lecteur afin qu'elle arrive à son paroxysme en fin de roman. Chaque chapitre correspond d'ailleurs à une journée d'enquête, répartie dès lors sur neuf jours. Un épilogue de quatre pages clôture enfin ce récit à la troisième personne à l'écriture fluide et sans la moindre coquille.

J'ai aussi adoré l'enchevêtrement des diverses parties de l'histoire qui semblent d'abord isolées avant de se combiner pour le dénouement et de dévoiler un tableau d'ensemble plus que surprenant. De plus, le personnage d'Harry Bosch demeure très attachant, composé d'un savant mélange de retenue et de force de caractère.

Finalement, j'ai beaucoup appris au sujet de la guerre du Vietnam et de la réadaptation des anciens soldats dans une société pour laquelle ils se sont battus. J'ai trouvé ces informations très intéressantes et bien amenées en parallèle de l'enquête criminelle.


Les points négatifs


L'étincelle naissante entre Bosch et Wish ne m'a réellement pas convaincue : deux personnes n'ont pas forcément besoin de coucher ensemble pour ressentir de la complicité professionnelle. Cela n'apporte rien au récit et semble même plutôt cliché.

J'ai également été un peu déstabilisée par la longueur des premiers chapitres.


La durée de ma lecture


Trois jours.


Ma note


Un polar classique bien ficelé : 4/5.


Informations de publication


2014, Le Livre de Poche, Policiers, 576 pages, ISBN 978-2-253-17762-3.

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