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JUSSI ADLER-OLSEN - "DÉPARTEMENT V, TOME 1 : MISÉRICORDE"

Dernière mise à jour : 25 nov.


"Elle essuya la sueur de son front et porta son poignet à sa bouche. Parviendrait-elle à trouver une veine et à l'arracher avec ses dents ? Elle mordit mais ses dents n'attrapaient que de la peau. Elle retourna son poignet et essaya de se servir de ses canines, mais elle était devenue trop maigre et trop osseuse. Elle n'avait pas les dents assez pointues et les os du poignet l'empêchaient d'accéder à la veine." p.458


Ma découverte de l'auteur


J'ai découvert Jussi Adler-Olsen grâce à l'adaptation d'un de ses romans en film : "Dossier 64". Non seulement celui-ci était très bien joué et rempli de suspense, mais en plus l'histoire était tangible, bien ficelée et sortait de l'ordinaire.

Je n'ai donc pas hésité une seule seconde à acheter le premier tome de cette série mettant en scène Carl Mørck et Hafez el Assad du Département V. Pour toutes ces raisons, bien que ma lecture date d'il y a environ un an et demi, je me souviens encore parfaitement de l'histoire.


Mon résumé


Merete Lyyngaard, politicienne danoise, disparaît du jour au lendemain. La police mène son enquête mais, malheureusement, décide de classer l'affaire faute de preuves. Cinq ans plus tard, l'inspecteur Carl Mørck est mis au placard par sa hiérarchie et se retrouve affublé d'Hafez el Assad ainsi que d'un tas d'affaires non-résolues.

Comme première enquête, Carl choisit celle de Merete.

ATTENTION SPOILER : celle-ci est en réalité retenue prisonnière depuis cinq ans en raison d'un acte commis lorsqu'elle était enfant. Et tous les moyens sont bons pour le lui faire payer...


Les points positifs


L'enquête de police est mieux détaillée et mieux ficelée que dans le film (ce qui est souvent le cas). Les deux enquêteurs sont des personnages humains : ils ont des défauts, ils font des erreurs... Néanmoins, cela ne les empêche pas de poursuivre leur but et de finir par classer une affaire vieille de cinq ans.

Ensuite, j'ai particulièrement apprécié la séparation des points de vue qui alterne entre les enquêteurs et Merete, 2002 et 2007. Cette double lecture permet de saisir le parcours de Merete et de découvrir comment elle s'est retrouvée dans cette situation tout en observant les avancées de la police. Cela instaure une tension bénéfique qui donne envie de tourner les pages à toute vitesse, particulièrement vers la fin du roman (mais vous verrez vous-mêmes pourquoi !). Ce contre-la-montre fait monter la pression (sans mauvais jeu de mots) jusqu'au dénouement final.

Enfin, même si la conclusion est assez positive, on ne connaît pas réellement l'état de Merete. On évite dès lors la fin simpliste où les méchants sont en prison et les gentils happy ever after.


Les points négatifs


Je dois admettre que le comportement de Carl m'a plutôt agacée au début du roman. Il ne faisait vraiment aucun effort pour remonter la pente et l'enquête n'était pas forcément sa priorité. C'était d'autant plus énervant qu'on vivait la captivité avec Merete. Mais plus les pages défilaient, plus je l'ai trouvé sympathique.

J'ai d'ailleurs hâte de le retrouver pour une nouvelle enquête !


La durée de ma lecture


Trois jours.


Ma note


Une lecture qui manquait quand même, pour moi, d'un petit quelque chose : 4/5.


Informations de publication


2013, Le Livre de Poche, Thrillers, 528 pages, ISBN 978-2-253-17361-8.

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