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PIERRE-ÉTIENNE BRAM - "NOM DE CODE : CERBÈRE"


"En l'étudiant de plus près, ils découvrirent que l'animal était bel et bien protégé par une carapace. Ils en arrachèrent un bout au niveau du crâne, et ils l'achevèrent en lui tirant une balle dans la tête, sur les recommandations d'Alcide. Après l'avoir mise à nu, ils hésitèrent sur la manière avec laquelle la découper, avant de finalement décider de la faire rôtir." p.217 (e-book)


Ma découverte de l'auteur


Au mois d'avril, j'ai découvert la plume de Pierre-Étienne Bram grâce à son roman d'anticipation intitulé "Deux degrés et demi" proposé en service presse sur la plateforme d'échange Simplement Pro. À l'issue de cette collaboration réussie, j'ai pu en apprendre davantage sur l'auteur français via la lecture de son récit autobiographique : "L'interphone ne fonctionne toujours pas". Quatre mois plus tard, nous avons entamé un troisième partenariat autour d'un roman mythologique/post-apocalyptique que je vous présente aujourd'hui. Encore merci à l'auteur pour ces services presse !


Mon résumé


Dans le courant des années 2100, la guerre nucléaire éclate dans le monde et réduit ses principaux pays en cendres. En Grèce, de nombreux habitants se réfugient dans des abris sous-terrains où ils survivent difficilement à plusieurs années d'enfermement.

Trente-cinq ans plus tard, la civilisation se reconstruit peu à peu en surface mais les tensions politiques restent vives. Afin de protéger la Nouvelle Athènes d'une invasion ennemie, son empereur propose un marché à un meurtrier sous les verrous : réaliser douze grands travaux en échange de sa liberté...

ATTENTION SPOILER : ...et d'informations sur l'assassinat de sa famille. Accompagné de deux autres détenus, le condamné à mort parcourt la Grèce pour effectuer des missions plus dangereuses les unes que les autres. Obtiendra-t-il enfin des réponses ?


Les points positifs


Après une courte citation, le roman se sépare en soixante-sept chapitres numérotés d'environ dix pages. Les douze travaux divisent également le récit en douze parties, sans compter le prologue et les trois premiers chapitres qui lancent l'intrigue. Certains d'entre eux démarrent par des indications spatio-temporelles (en gras) qui permettent au lecteur de se situer correctement dans l'histoire. De plus, quatre flashbacks cassent la routine des épreuves et donnent des informations sur le passé des personnages.

Celles-ci m'ont permis de comprendre et d'apprécier le caractère de chacun des protagonistes. En effet, même si Alcide se place au centre du récit, Eurysthée, Philos, Abdère et Prométhéa apparaissent aussi de manière récurrente. L'auteur leur apporte beaucoup de profondeur et creuse autant la personnalité d'Alcide que celle de ses acolytes. Je me suis d'ailleurs rapidement attachée au trio de mercenaires ; j'ai tremblé avec eux face aux épreuves et j'ai savouré chaque victoire avec délectation.

En outre, j'ai beaucoup apprécié le mélange savamment dosé entre mythologie et post-apocalyptique. Effectivement, tous les personnages portent des prénoms issus de la mythologie grecque, les travaux d'Alcide s'inspirent largement de ceux d'Hercule et les divinités de l'Olympe rendent régulièrement visite aux mortels. En revanche, le contexte d'après-guerre nucléaire place le récit dans un futur lointain constitué de villes mobiles, de lances-tasers, de mutations génétiques et de bunkers abandonnés. J'ai vraiment adoré le mélange des deux époques et la revisite musclée et originale de mythes bien connus.


Les points négatifs


En dépit de la grande originalité de ce récit, je l'ai parfois trouvé trop répétitif. Bien que les tâches soient toujours différentes, leur réalisation reste pratiquement identique tout au long du roman.


La durée de ma lecture


Cinq jours.


Ma note


Une fusion entre mythologie et futurisme totalement réussie : 4/5.


Informations de publication


2022, Auto-édition, -, 636 pages (e-book), ISBN 979-8413761267.

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