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STÉPHANE JORDANS - "AU MAL UNE FOIS FAIT, IL N'EST PAS DE REMÈDE"

Dernière mise à jour : 25 mai


"En réalité, Dominique est à nouveau harcelée. Tous les signes qu'elle a longtemps fuis sont là : la dépression, l'angoisse, la perte de confiance en elle. Elle a recommencé à se scarifier le ventre en cachette.

Sa douleur physique n'est rien par rapport à sa souffrance mentale. Elle est à bout. Elle le sait. Elle le sent.

Hors de question d'appeler à l'aide. Je ne suis plus une enfant. Il faut que j'apprenne à me débrouiller seule." p.120


Ma découverte de l'auteure


Une fois encore, j'ai eu le plaisir de découvrir une nouvelle plume grâce à la plateforme d'échange Simplement Pro. Je remercie d'ailleurs chaleureusement l'auteure franco-suisse pour l'envoi de son livre en service presse et sa confiance dans mon travail.

"Au mal une fois fait, il n'est pas de remède" constitue le troisième volet d'une série mettant en scène la famille Adams et l'équipe policière du 36, quai des Orfèvres. Bien que ces romans puissent être lus indépendamment, je vous conseille tout de même de démarrer votre lecture par "Happy House" afin de suivre l'évolution des personnages.


Mon résumé


À Paris, la directrice d'une école s'immole au milieu de la cours de récréation tandis qu'un jeune garagiste s'étouffe en avalant des feuilles d'or. Ces deux suicides apparents sont bien vite classés par la police mais laissent néanmoins émerger de nombreuses interrogations chez les proches des victimes.

Lorsque cette vague de suicides prend de l'ampleur et que des cadavres commencent à disparaître de la morgue locale, le commandant di Venice plonge sans le savoir au cœur d'une enquête totalement démente mêlant d'anciennes expériences nazies aux affres du harcèlement scolaire.

ATTENTION SPOILER : qui a réellement poussé Dominique Tojo à se pendre ? Et qui semble prêt, cinq ans plus tard, à finalement la venger ?


Les points positifs


Ce troisième tome se divise en cent-vingt-cinq chapitres d'environ trois pages. En plus d'être numérotés, ces derniers mentionnent le lieu, la date et parfois l'heure des événements relatés, permettant ainsi de simplifier les fréquents voyages à travers les époques et les personnages.

L'auteure utilise également l'italique de manière judicieuse, pour quelques mots par-ci par-là et pour le journal intime de Dominique. Écrit au présent, le récit se déroule aux côtés d'un lecteur baladé par un narrateur omniscient et extérieur. Une petite touche de surnaturel le surprend aussi grâce aux visions d'Annabelle.

J'ai par ailleurs été très touchée par les thématiques exploitées dans ce thriller : le harcèlement scolaire et la dépression d'une part et le fonctionnement des Lebensborn d'autre part. De même, la multiplication des coupables potentiels m'a beaucoup plu, même si j'ai rapidement deviné l'identité du vengeur.

Enfin, à la suite de l'épilogue se trouvent trois pages de notes explicatives grâce auxquelles j'ai réalisé que cette histoire s'inspirait de faits réels, lui ajoutant une dimension plus concrète.


Les points négatifs


Je me suis sentie légèrement perdue dans la première moitié du roman en raison de la multitude de personnages et d'histoires sans lien apparent. Du reste, j'ai trouvé certains thèmes trop peu exploités, mais cela résulte probablement de mon manque de connaissances des tomes précédents. En outre, j'ai constaté pas mal d'erreurs.


La durée de ma lecture


Quatre jours.


Ma note


Un thriller si proche de la réalité : 4/5.


Informations de publication


2021, Bookelis, -, 502 pages, ISBN 979-10-359-5526-7.

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